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Les actions prioritaires départementales

 

Améliorer la connaissance des causes d’incendies, responsabiliser les différents acteurs face au risque incendie.

 

L’identification des causes d’incendie de forêts :

Améliorer la connaissance des causes d’incendies.

Bien que fréquemment considéré comme un risque naturel, l’incendie de forêt n’en présente en réalité que peu de caractéristiques.
L’origine naturelle (la foudre) n’est en fait la cause que d’une minorité d’incendies.
En effet, la majorité des feux de forêts a des origines issues de causes :
accidentelles liées aux installations
involontaires liées aux travaux professionnels
involontaires liée aux particuliers
volontaires dues à la malveillance

La pertinence et l’efficacité des actions de prévention mises ou à mettre en oeuvre sont directement et fortement liées à la connaissance des causes de départs de feu.
Il est donc primordial de poursuivre et d’améliorer l’identification de l’origine des incendies en Ardèche afin d’améliorer en continu l’ensemble de la politique de prévention.

En Ardèche, la moitié des causes d’incendies n’est pas élucidée.

L’information, la sensibilisation et la responsabilisation
pour réduire les causes de départs d’incendie

Diminuer le nombre de départs d’incendie influe de manière déterminante sur le risque incendie et constitue de ce fait un objectif majeur de la politique de prévention.
Il s’agit ici de l’application du principe prioritaire de traitement à la source.
Certaines causes involontaires d’incendies demeurent prépondérantes (travaux, loisirs) et nécessitent une action d’information et de sensibilisation afin de développer une prise de conscience et d’initier des changements de comportements.
Les sciences humaines et les nouvelles technologies de communication sont les outils privilégiés de cette action étroitement dépendante de la connaissance des causes évoquée précédemment et qui nécessite d’être pérennisée.

Responsabiliser les différents acteurs face au risque incendie

L’incendie de forêt est souvent perçu comme un domaine relevant de la compétence exclusive des services publics intervenant dans le cadre de la prévention ou surtout de la lutte.
Cet a priori est conforté par la qualité et l’efficacité des interventions des services de lutte et de secours en matière de protection des lieux habités.
Cette perception ne correspond bien entendu ni à la réalité réglementaire, ni à la meilleure façon de protéger la forêt contre les incendies.

Une évolution vers une meilleure prise en compte individuelle ou collective du risque d’incendie est indispensable et constitue une marge de progrès importante en terme de prévention et de traitement à la source.

L’application de la réglementation en matière de débroussaillement autour des habitations, la prise en compte du risque incendie de forêt en matière d’urbanisme ou l’utilisation raisonnée du feu sont autant d’exemples impliquant directement et principalement les élus locaux et les particuliers.