Contenu

Les différentes régions naturelles

 

On distingue en Ardèche 5 grandes régions naturelles :

La montagne

Bordure occidentale du département. Altitude moyenne 1 100 mètres. Constituée par les terrains granitiques du Velay Basaltique, du Massif du Mézenc, des Monts du Forez, recouverts en leur centre de coulées volcaniques d’où émergent des pitons et des sucs (Mézenc : 1 754 mètres ; Gerbier de Jonc : 1 551 mètres). Inclinée en pente douce vers l’Ouest, elle alimente les cours d’eau du versant atlantique. La Loire y prend naissance. A quelques kilomètres se trouve le lac volcanique d’Issarlès (92 ha, 5 km de tour, 108 m de profondeur). Le climat y est rude : neige pendant plusieurs mois, vents très violents soufflant en automne-hiver ("la burle"), brouillards fréquents dans les vallées, écarts de température très sensibles entre les saisons, pluies abondantes (1 500 mm/an en moyenne) fortement concentrées en septembre-octobre. L’élevage bovin y est dominant.

Les plateaux du Haut-Vivarais et des Cévennes

Zone de transition par laquelle on descend de la montagne (1 200 m) vers la vallée du Rhône (300 à 400 m). Ce talus ou plateau d’altitude moyenne se présente sous l’aspect de crêtes verdoyantes élevées et étroites, séparées par des gorges sauvages et infranchissables. Le réseau hydrographique y est torrentiel et les pluies se caractérisent par une fréquence importante des pluies d’été. Le climat est relativement moins rigoureux que celui de la montagne. C’est une région d’élevage laitier (vaches et chèvres), d’ovins (Cévennes) et de production d’abricots et de cerises.

Le Bas-Vivarais

La rivière Ardèche se développe jusqu’au Rhône, suivant une pente générale Sud-Est. Cette région formée de calcaires ou de marnes présente des dépressions mollement ondulées au profil aigu. D’une altitude faible, le Bas-Vivarais jouit d’un climat chaud et sec presque méditerranéen. Les températures sont douces en hiver (+3 à +4° C en janvier). Les vents du Nord-Est sont dominants mais ceux du Sud (vent du midi) et de l’Ouest, chargés d’humidité, amènent des précipitations réparties sur un petit nombre de jours. Quelques rivières (Lavezon, Escoutay, Frayol) forment un réseau moins dense que dans le cristallin. C’est le pays de la vigne, de la garrigue, des céréales, avec quelques plantations fruitières.

Le Plateau des Coirons

Nettement circonscrit au nord par les vallées de l’Ouvèze et de la Payre, au sud par la vallée de l’Escoutay, à l’Ouest par le Col de l’Escrinet et la dépression de Vesseaux, ce plateau de 800 m d’altitude environ, étale ses coulées de basalte sur une longueur de 18 km en direction du Rhône, atteignant au maximum 11 km de largeur. Climat assez rigoureux : la neige sans être épaisse est fréquente, les variations de températures accentuées du fait des vents forts qui y soufflent. Le sol est riche et fertile : culture du blé, de l’orge et de la pomme de terre, élevage des chevaux, des bovins, vigne et arbres fruitiers.

La Vallée du Rhône

Le couloir rhodanien est très étroit sur la rive droite du fleuve qui coule presque au pied du rebord Vivarais, ne laissant qu’un liseré de petites plaines. Le vent violent du Bord (bise, Mistral) y est dominant. Les températures sont modérées par l’influence du Midi. Les plaines très fertiles sont favorables aux arbres fruitiers (pêchers, abricotiers) aux primeurs et sur les pentes des coteaux la vigne domine avec les AOC Côtes du Rhône.

La carte des dominantes de production traduit clairement les 5 grandes régions naturelles de l’Ardèche dont "la vraie caractéristique est d’être une pente tournée vers la Méditerranée, s’ouvrant aux influences venues du Midi. Ces influences remontent le long des vallées jusqu’au seuil du Haut-Plateau qui lui résiste, ne se laissant pas pénétrer. Le Haut et le Bas sont donc opposés". « Telle est la personnalité ardéchoise » (A. SIEGFRIED).