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Milieu forestier

 

Les essences forestières sont très sensibles aux différences de température liées à l’altitude et à la durée d’ensoleillement. C’est particulièrement vrai en Ardèche où il existe de forts contrastes thermiques entre les versants exposés au nord (ubac) et les versants orientés au sud (adret).

Ainsi, les essences d’ombre (sciaphiles), comme le hêtre et le sapin, préfèrent l’ubac tandis que l’adret accueille plutôt des essences de lumière (héliophiles), comme le chêne pubescent, le chêne vert et les pins. La grande majorité des zones boisées ardéchoises occupe les pentes des montagnes. L’essentiel du couvert forestier se développe entre 300 et 1200 m, de préférence sur les versants nord.

Le relief et l’exposition de ces versants ne sont pas les seuls à influencer cette répartition. La déprise agricole a contribué à la colonisation des pentes de piémont par des essences forestières. Ainsi, sur une période de 50 années, le patrimoine forestier du département a doublé en passant de 120 000 à 250 000 ha.
Cette augmentation fait de l’Ardèche un département très boisé.

Sur certaines pentes à forte dénivellation, de nombreuses essences se succèdent. Le châtaignier remplace le chêne, puis le hêtre rejoint en altitude les futaies d’épicéa et de sapin. L’étagement de la végétation forestière, depuis l’étage méditerranéen jusqu’à l’étage montagnard, est remarquable à l’échelle d’un département ; il caractérise, par sa diversité, la forêt ardéchoise aux mille visages.