Année 2017

Retour en images sur l’exercice de sécurité civile - Plan NOVI

 

Un exercice de sécurité civile, plan NOmbreuses VIctimes (NOVI), s’est déroulé sous l’autorité du préfet, Alain TRIOLLE, représenté par la sous-préfète de Largentière, chef du poste de commandement opérationnel (PCO établi sur le site) et le directeur des services du cabinet, chef du centre opérationnel départemental (COD en préfecture).

 

L’exercice organisé le 10 mars 2017 sur le site du château de Rochemure à Jaujac avait pour objet de tester la mise en œuvre des dispositions du plan NOVI afin de s’assurer de la bonne préparation de tous les intervenants en matière d’alerte, d’identification des victimes, d’efficacité de la chaîne de commandement et du réseau de communication spécialisé et de secours aux victimes. Il s’agit concrètement de vérifier in situ les marges de progrès éventuelles qui pourraient renforcer en situation réelle, la coordination des services et l’efficacité des interventions.

Pour mettre les intervenants au plus près de la réalité, les services ont été informés a minima de l’exercice et du scénario retenu. Il s’agit en effet de tester la réactivité des services en charge des opérations de secours et leur capacité à agir en complémentarité les uns avec les autres.

Le scénario retenu était le suivant : une explosion se produit dans la chaufferie du site du Parc Naturel Régional suivie d’un incendie avec dégagement de fumées. Cette explosion fait une vingtaine de victimes parmi le personnel du parc naturel régional et les ouvriers qui travaillaient sur la chaufferie. Le centre opérationnel départemental (COD) est activé et les services déployés sur le terrain en temps réel.

Les principaux objectifs de l’exercice :

  • Tester la mise en œuvre des dispositions du plan nombreuses victimes avant son approbation.
  • Tester la coordination de terrain des différents intervenants.
  • Tester les interactions entre le COD et le terrain.

Le rôle des acteurs :
Le préfet :  direction des opérations de secours assisté du centre opérationnel départemental (COD) qui veille à la coordination des actions de secours et à la communication vis à vis du public.
Gendarmerie : mise en œuvre du périmètre de sécurité, gestion de la circulation, sécurisation du transport des blessés.
SDIS (sapeurs-pompiers)  : commandant des opérations de secours (COS) sur le terrain, première prise en charge des victimes.
SAMU  : prise en charge médicale des victimes.
Agence régionale de santé (ARS) : interface avec le SAMU et les établissements de soins, activation éventuelle des plans blancs des hôpitaux.
Commune de Jaujac : ouverture d’un centre d’accueil et de regroupement des populations.

Les fausses victimes (appelées « plastrons ») étaient jouées par des bénévoles de la Croix rouge et des agents de la préfecture et sous-préfecture de Largentière.

Le plan NOVI :

Le plan destiné à porter secours à de nombreuses victimes, dénommé "Plan NOmbreuses VIctimes" prévoit les procédures de secours d’urgence et les renforts à engager en vue de remédier aux conséquences d’un accident catastrophique à effet limité entraînant, ou pouvant entraîner, de nombreuses victimes. Il détermine les moyens à affecter à cette mission ainsi que leur coordination.

Le plan NOVI est déclenché par le préfet du département, qui assure la direction des opérations de secours.

Ce plan vise à assurer la cohérence et la continuité de l’engagement des services appelés à intervenir.

La chaîne médicale s’appuie sur les moyens publics et privés concourant aux opérations de secours (SAMU, ambulances privées, …). Elle est mise en œuvre par le SAMU afin de faire face à l’accueil hospitalier de nombreuses victimes.

L’efficacité de ce plan repose sur :
- la rapidité de la mise en place des moyens,
- l’organisation rationnelle du commandement,
- l’emploi des moyens suffisants et adaptés,
- la coordination dans la mise en œuvre de ces moyens et notamment l’organisation de la régulation médicale.

Missions des acteurs de terrain
Dans le cadre d’une situation impliquant le déclenchement du plan nombreuses victimes, il convient pour les services de secours et de sécurité de :
- lutter contre le sinistre initial, ses effets directs et indirects ;
- soustraire les victimes du milieu hostile ;
- prendre en charge les victimes.

Compte tenu de la difficulté d’effectuer simultanément ces trois missions, deux chaînes de commandement sont mises en place sur les lieux, sous la responsabilité du commandant des opérations de secours (COS, pompiers), lui-même placé sous l’autorité du préfet, directeur des opérations de secours (DOS) : la chaîne incendie-sauvetage et la chaîne médicale d’autre part :

- La chaîne incendie-sauvetage chargée de la lutte contre le sinistre initial ; à ce titre, elle concourt à la mission de recherche, de localisation et de dégagement d’éventuelles victimes (SDIS).

- La chaîne médicale (SAMU et centre hospitalier) comporte trois fonctions :

  • le tri médical ;
  • la mise en place d’un poste médical avancé ;
  • l’orientation des victimes en fonction de leur pathologie.

Il faut noter que l’ensemble de ces moyens est coordonné par le centre opérationnel départemental (COD), état-major du préfet pour gérer la crise.

Le centre opérationnel départemental (COD) : un instrument de gestion de crise à disposition du préfet

Installé en préfecture, il regroupe l’ensemble des moyens humains et techniques (mur d’images, liaisons téléphoniques…) nécessaires à la conduite stratégique d’une crise. Il est activé par le préfet pour laquelle il constitue un outil de gestion en tant que directeur des opération de secours (DOS) et qui coordonne l’action des services de l’État dont il réunit les représentants ainsi que, en tant que de besoin, ceux du conseil départemental, d’autres collectivités et des établissements publics utiles.
Les membres du COD sont en lien direct avec les acteurs de terrain ce qui permet de suivre, de cerner au mieux la situation, afin de prendre les décisions adéquates. L’objectif est de mettre en œuvre une conduite stratégique de crise, jusqu’au retour à la normale.

Le poste de commandement opérationnel (PCO)
En cas d’événements graves, un PCO peut être activé. Il s’agit d’un PC déporté à proximité du lieu du sinistre mais hors de la zone à risques. Il est implanté généralement dans des locaux municipaux (Mairie, Gymnase) avec des moyens de télécommunication mobiles. Le membre du corps préfectoral alors chef du PCO devient directeur des opérations de secours (DOS). Il est chargé de coordonner les différents acteurs agissant sur le terrain.

La cellule d’information du public (CIP)
Installée en préfecture, la cellule d’information du public est un standard de crise accessible par un numéro unique de crise diffusé auprès de la population.
La cellule d’information du public constitue l’outil de la préfète en matière de réponse aux appels téléphoniques du grand public, lors de crises ou d’évènements majeurs.

Le poste médical avancé (PMA) - Un véritable "hôpital de campagne"

Le poste médical avancé, véritable "hôpital de campagne" est constitué d’une équipe médicale (médecins de catastrophe, infirmiers expérimentés) et de matériel médical conditionné afin d’être facilement transportable. Cette structure peut se déployer dans un lieu existant ou de manière autonome permettant une installation en pleine nature ou sur une autoroute.

 
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