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Une charte pour lutter contre les violences scolaires en Ardèche

 

Une charte de coopération destinée à prévenir les violences scolaires et à y apporter une réponse a été signée le mardi 13 mars 2012 entre tous les acteurs concernés.

Les atteintes à l’intégrité physique et morale des enseignants, des élèves, et plus généralement des personnels, ont nécessité un renforcement des dispositifs destinés à assurer la sécurité dans les établissements scolaires.

Le département de l’Ardèche comprend 63 établissements du second degré – 37 publics et 26 privés sous contrat. Bien que faiblement concerné par ce fléau (26 faits signalés pour violences en milieu scolaire en Ardèche en 2010 contre 8 faits en 2011), il n’est pas à l’abri de la violence en milieu scolaire.

Une charte de coopération destinée à prévenir les violences scolaires et à y apporter une réponse a été signée le mardi 13 mars 2012 entre tous les acteurs concernés. L’objectif est de prévenir les pratiques addictives, sensibiliser à la sécurité routière, faire diminuer les actes de violence et d’améliorer le suivi des victimes comme celui des infractions :

chaque établissement a fait l’objet d’un diagnostic sécurité ;

les travailleurs sociaux, personnels enseignants, correspondants de police et de gendarmerie et le Procureur de la République se retrouvent régulièrement pour échanger au sein de la cellule de recueil d’informations préoccupantes (CRIP).

des opérations de sécurisation aux abords des établissements scolaires sont régulièrement menées par les forces de l’ordre. Bien ciblées dans le temps, elles visent à interpeller les auteurs de violences, de racket ou d’infractions à la législation sur les stupéfiants et à rétablir la sérénité au sein de la communauté éducative.

des actions de sensibilisation sont organisées sous forme d’interventions dans les classes ou aux abords des établissements. En 2011, elles ont permis de sensibiliser 3 738 élèves de primaires et secondaires sur différents thèmes dont la sécurité routière et les pratiques addictives.

enfin, le maire et les services sociaux du Conseil général peuvent être amenés à accompagner certaines familles qui rencontrent des difficultés dans l’exercice de l’autorité parentale.

Cette charte devrait enfin favoriser la mise en place de « conseils pour les droits et les devoirs des familles », instance de dialogue qui n’existe pas encore en Ardèche.