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Valorisation de l’entrepreneuriat féminin à la préfecture de l’Ardèche

 

A la suite de la journée internationale des droits des femmes, le préfet de l’Ardèche, Alain TRIOLLE, a donné le jeudi 23 mars 2017 dans les salons de l’Hôtel de la préfecture une réception afin de promouvoir l’entrepreneuriat féminin.

 

Cette soirée était l’occasion de mettre à l’honneur des créatrices et repreneuses d’entreprises en Ardèche et les structures qui les accompagnent, ainsi que des femmes et des hommes qui œuvrent pour l’égalité entre les sexes.

Des cheffes d’entreprises ardéchoises sont venues présenter leur parcours de création et échanger sur leur vision de l’entrepreneuriat, donnant des conseils utiles à toutes celles qui envisagent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Cet événement, placé sous le marrainage de Pascale Girard, s’inscrit dans le cadre du plan national de l’entrepreneuriat féminin mis en place par l’État et sa déclinaison régionale soutenue par la Caisse des dépôts et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Il fait suite, également, à la 5ème édition de la semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin, lancée par le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes.

La réception a été organisée en partenariat avec les structures d’accompagnement à la création d’entreprises intervenant sur le territoire ardéchois, la DIRECCTE et Pôle emploi.

Portraits de femmes cheffes d’entreprise :

Pascale Girard, marraine de l’événement, a créé une librairie ambulante, Le Mokiroule.

« J’ai toujours fait de mes passions un métier, et la littérature de jeunesse en est une. Je suis issue du milieu du spectacle et après près de 20 ans de tournées partout en France j’ai eu envie de repartir sur un nouveau projet plus local. Habitant en zone rurale (St Laurent du Pape), je constate, à titre personnel, la difficulté d’accès au livre, bien que le maillage territorial en termes de bibliothèques soit conséquent, il est très limité en ce qui concerne les librairies. Ce constat combiné à mon expérience du spectacle et de la restauration en tournée a donné naissance à ce projet de librairie ambulante, devenu immédiatement évident au vu du territoire concerné. C’est comme ça qu’est né Le Mokiroule, un commerce de proximité convivial et dynamique, en lien étroit avec les acteurs locaux. »

Ses conseils : "le plus important lorsqu’on crée une entreprise est de s’assurer qu’il y a adéquation entre la personne qui porte le projet et le projet lui-même. On a encore le droit de rêver et de réaliser ses rêves... Avec les pieds sur terre tout de même. De manière plus terre à terre : bien connaître son territoire et ses acteurs, ne pas minimiser les investissements de départ, s’entourer des bonnes personnes et avoir les bons outils de gestion. Échanger, échanger, échanger !"

Carte postale de Pascale Girard (format pdf - 571.9 ko - 27/03/2017)

Astrid Barthomeuf, éleveuse de porcs Mangalitza, en bio et en plein air

"Depuis longtemps attirée par l’agriculture, j’ai fini par en faire ma vie. Après des études dans un cursus universitaire classique, j’ai choisi d’être bénévole sur une ferme, pour tester ma volonté. Depuis ce jour, la passion du monde agricole ne m’a plus quittée. J’ai repris des études dans ce domaine et ai été salariée agricole pendant plusieurs années. Je fais ce métier par amour des animaux et de la nature, avec pour objectif d’offrir un produit de qualité respectueux du bien être animal et de l’environnement, selon mes principes".

Ses conseils : "Savoir s’écouter, foncer tête relevée, ne jamais rien lâcher"

Carte postale d’Astrid Barthomeuf (format pdf - 8 Mo - 27/03/2017)

Emmanuelle Perrin, technicienne, accordeur / réparatrice de piano

"Ma passion pour l’aspect technique du piano, déjà ancienne qui, au fil des années, des expériences, des formations techniques et des rencontres s’est précisée et s’est concrétisée par la création de "Les loges du piano". J’ai pour ambition de réussir ce projet car exercer ce métier est synonyme pour moi d’épanouissement personnel, relationnel et professionnel".

Ses conseils : "prendre contact avec les structures d’accompagnement existantes afin de bénéficier d’un soutien moral, financier et/ou logistique pour démarrer son activité dans de bonnes conditions. Élaborer avec précision son projet pour anticiper ses besoins et se positionner face à la concurrence. Développer son réseau professionnel et utiliser les outils de communication adaptés à une clientèle ciblée et mettre en avant ses atouts. Et plus généralement de ne pas avoir peur d’OSER !"

Carte postale d’Emmanuelle Perrin (format pdf - 1.1 Mo - 27/03/2017)

Hinda Enjolras, couturière, créatrice de robes de mariée, cocktail et soirée

Mes motivations : la créativité au service de la beauté ! La différence dans une société stéréotypée ! Le retour à une production textile locale !

Ses conseils : "du dynamisme, une bonne étude de marché, de la patience, de l’accompagnement !"

Carte postale d’Hinda Enjolras (format pdf - 1 Mo - 27/03/2017)

Isabelle Bouthier-Arpin, Miss Rétro, les ciseaux d’Isa, un salon de coiffure ambulant

"Après de nombreuses années en salons de coiffure, j’ai eu besoin de liberté et de vivre une aventure unique. Après mes études à Niort, un passage à Bordeaux et une dizaine d’années à Paris, j’arrive à Ruoms. Je m’aperçois qu’il manque un service de proximité dans certains villages. Après de longues recherches, mon souhait se réalise enfin : apporter aux villages non équipés en salons de coiffure, mes services dans un lieu unique et cocooning. Mon désir et ma persévérance de voir mon véhicule sillonner les villages m’ont permis d’allier passion et épanouissement professionnel".

Ses conseils : "mon conseil à donner aux futures créatrices est de bien étudier son projet, les avantages mais surtout les contraintes ainsi que la faisabilité. Ainsi, il faut penser aux réseaux d’accompagnement. Cela est primordial pour recevoir une aide dans tous les domaines aussi bien technique, comptable que financier. Cela permet aussi d’étudier toutes les possibilités et tous les points dont la créatrice n’aurait pas pensés."

Carte postale d’Isabelle Bouthier-Arpin (format pdf - 6 Mo - 27/03/2017)

Léonor Nightingale, café bar "Le KAIZACO"


"Par amour de la bonne cuisine, j’ai été saisonnière aux quatre coins de la France, en tant que cuisinière mais aussi serveuse. Entre deux saisons, je travaillais chez des petits producteurs, à récolter fruits et légumes et à partager leur passion. C’est alors que j’ai souhaité créer un bistro de village qui soit un vrai générateur de lien social, pour promouvoir la richesse du local et du « fait maison ». D’une manière générale mon ambition est de lutter pour la culture, éveiller la curiosité, régaler et étonner les papilles et les yeux..."

Ses conseils : "n’écoutez pas trop les conseils ! Vos investisseurs, vos amis, vos proches... Tout le monde a de bons conseils à vous donner. N’oubliez jamais que c’est vous qui connaissez le mieux votre projet et n’hésitez pas à vous imposer, y compris dans un univers très masculin."

Carte postale de Léonor Nightingale (format pdf - 2.2 Mo - 27/03/2017)

Marie Meunier, formation/prestation tiers-payant


"Ma première motivation est la transmission de mes connaissances et de mes expériences acquises tout au long de ma carrière. Ma deuxième motivation est la satisfaction de créer et de gérer sa propre entreprise. Cela bien évidement ne se fait pas sans mal. Mais, je m’octroie la liberté de travailler à mon rythme, selon mes propres choix et non plus sur des choix imposés. Je ne regrette pas cette prise de risque, malgré les contraintes. Bien au contraire, je me sens épanouie. C’est l’aboutissement de deux ans de réflexion et la rage de vaincre et de convaincre. C’est la poursuite de ma carrière".

Ses conseils : "prendre du temps pour laisser mûrir son projet. Ne pas se
précipiter. Pour moi, un projet, c’est comme le vin, il se bonifie avec le temps. Trouver un créneau porteur, innovant dans la mesure du possible. Mais lorsque l’on croit à son projet, il faut savoir l’imposer tout en finesse, être tenace et patiente. Garder un cap et une ligne de conduite. S’entourer de professionnels pour vous accompagner dans vos démarches administratives, techniques et bien sûr financières Se constituer un réseau. A mon sens c’est primordial et c’est une valeur sûre pour aller de l’avant."

Carte postale de Marie Meunier (format pdf - 331.1 ko - 27/03/2017)

Sabrina Bosc, Déclic permis

"J’ai décidé de créer mon entreprise car j’ai toujours voulu être à mon compte, pouvoir être libre dans mes horaires et mes plannings. Je peux réellement être autonome".

Ses conseils : "être bien soutenue par son entourage, bien étudier le projet et sa viabilité, s’entourer de personne à l’écoute pour la soutenir car c’est important d’avoir des gens positifs. Être cheffe d’entreprise n’est pas inné. Cela s’apprend sur le terrain, c’est un combat de tous les jours surtout au début, il faut du courage, de l’ambition, pas de stress, il y a des hauts et des bas…Bon courage à toutes ces femmes qui entreprennent !"

Carte postale de Sabrina Bosc (format pdf - 1.4 Mo - 27/03/2017)

Julie Lorand, entreprise "Echo Scéno" (création scénographique culturelle et touristique), était également présente lors de la cérémonie. A cette occasion, elle a pu nous présenter un collectif dont elle est membre : Les O’dacieuses

Il s’agit d’un réseau de femmes entrepreneures des environs d’Annonay. Elles se retrouvent une fois par mois, chaque 2ème mardi à partir de 19h, au pôle entrepreneurial de Vidalon.

Si vous aussi, vous souhaitez rejoindre ce groupe, vous pouvez contacter : Yolande Peyret, entreprise DuClic@LaSouris, au 07.83.06.01.77 ou par mail contact@duclicalasouris.fr

Adresse : Pôle entrepreneurial de Vidalon, 698 rue de Vidalon, 07430 Davézieux

Pour en savoir plus :
https://www.facebook.com/Les-Odacieuses-1630316917189112/
https://issuu.com/eclere/docs/magazine-portrait-o_dacieuses_-comp

Pour plus d’informations, consultez le dossier de presse (format pdf - 1.5 Mo - 27/03/2017) consacré à cet événement.