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Point de situation suite au comité départemental grands prédateurs de l’Ardèche du mercredi 29 septe

 

Des attaques de troupeaux ont repris ces derniers mois sur le territoire ardéchois, en particulier sur le plateau du Coiron. Thierry DEVIMEUX, préfet de l’Ardèche, a réuni mercredi 29 septembre le comité départemental grands prédateurs de l’Ardèche.

 

Le comité de suivi des grands prédateurs réunissait autour du Préfet, l’ensemble des parties prenantes : élus locaux, services de l’Etat (DDT, OFB, DRAAF, lieutenants de louveterie), chambre d’agriculture de l’Ardèche, syndicats agricoles, éleveurs, fédération de la chasse et la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, en présence du préfet Jean-Paul Celet, référent national pour le plan loup et activités d’élevage.
Le dernier indice de la trace du loup dans le département remontait à mars 2016 lorsqu’une empreinte avait été retrouvée à Cellier-du-Luc. Après 4 ans sans indice de présence en Ardèche, un loup a été photographié en avril 2020 à Astet, puis un autre par un automobiliste sur la commune de Bourg-Saint-Andéol le 14 mai 2021. Depuis le début de cette année, 9 élevages ont subi des attaques sur des troupeaux ovins principalement et la responsabilité du loup n’est pas écartée pour 5 de ces attaques, concentrées sur le massif du Coiron.

Après des échanges nombreux entre participants qui ont permis de partager de façon détaillée les connaissances actuelles sur la situation, le préfet a conclu le comité en rappelant les points principaux qui doivent guider les actions à venir :

1. Améliorer la capacité à identifier l’animal

Afin de rassembler le plus d’indices tangibles sur une éventuelle présence d’un loup à proximité des élevages, le réseau des observateurs est réactivé, et l’administration procède à la pose de pièges photographiques. Quatre appareils sont installés depuis le 24 septembre et plusieurs autres le seront prochainement, dont 5 pièges financés par le conseil départemental.

2. Gérer la crise actuelle

La première réponse est d’améliorer les moyens de protéger les troupeaux contre d’éventuelles nouvelles attaques. Les services de l’État disposent de stocks disponibles immédiatement (filets de 80 cm avec un électrificateur) qui peuvent être donnés à chaque agriculteur de la zone concernée qui en fera la demande.
Les éleveurs peuvent aussi réaliser des tirs d’effarouchement. Des tirs de défense à proximité des troupeaux seront accordés sur demande des éleveurs, dès lors que les mesures de protection sont effectives.

3. Construire une stratégie à moyen terme

Afin de respecter l’équilibre nécessaire entre la protection du loup (il s’agit d’une espèce protégée par la loi), et la continuité des activités d’élevage de bovins et d’ovins en Ardèche, et en particulier sur le plateau du Coiron qui s’est doté depuis 2015 d’un plan pastoral territorial, le préfet de l’Ardèche souhaite construire collectivement une stratégie à moyen terme.
En cela, des études de vulnérabilité seront réalisées dans les élevages afin de proposer les réponses de protection et d’adaptation des élevages les plus pertinentes. Un accompagnement technique par les services de l’État et la chambre d’agriculture sera proposé à tous les éleveurs concernés. Au niveau local, des comités de suivi des grands prédateurs pour suivre le déploiement des mesures seront animés par le sous-préfet de Largentière, référent loup en Ardèche. Une réunion d’information locale sur le Coiron est envisagée dans les prochains jours.

Le préfet de l’Ardèche rappelle que les éleveurs peuvent compter sur les services de l’État, pleinement mobilisés pour les aider à faire face aux attaques de leurs troupeaux, et croit en l’esprit de responsabilité des agriculteurs ardéchois sur ce sujet comme ils le démontrent quotidiennement sur tant d’autres problématiques.

 
 

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