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Sécheresse : le préfet participe à un contrôle des restrictions d’usage de l’eau

 

Le déficit de précipitations enregistré depuis l’hiver dernier se poursuit sur l’ensemble du bassin. Aucune précipitation significative n’a été enregistrée depuis le début juillet.

Les sols restent desséchés et plus secs que les normales de saison, avec un risque d’incendie élevé. Les prévisions météorologiques pour les quinze prochains jours montrent un fort ensoleillement, de fortes chaleurs, de très faibles précipitations et des épisodes de vents. De nombreux départements sont passés en alerte canicule.

Tous ces facteurs conduisent à une baisse accélérée de l‘ensemble des cours d’eau à des débits plus bas que ceux qui se rencontrent statistiquement une fois tous les dix ans. Une avance de l’étiage d’environ un mois par rapport à la moyenne des années précédentes est constatée partout, ainsi que des assecs de plus en plus nombreux à l’amont des bassins versants.
Même le Rhône enregistre des débits les plus bas connus depuis 100 ans entre Valence et Beaucaire. L’épisode caniculaire en cours risque fortement d’accélérer la dégradation de la qualité des habitats des espèces aquatiques annoncée par l’Office français de la biodiversité (manque d’oxygène, perte d’habitats...).

La situation est critique, et la mise en place de restrictions d’usage parfois fortes a été nécessaire sur l’ensemble des départements. Cette sécheresse 2022 s’annonce aujourd’hui comme la plus importante de ces 20 dernières années.

En Ardèche, tous les secteurs connaissent des restrictions sur les usages de l’eau. Les plus fortes sont celles qui portent sur le bassin versant de l’Ouvèze et de la Payre qui est le plus significativement impacté par la sécheresse. Celui-ci a été placé en situation de crise par arrêté préfectoral du 12 juillet 2022.

Les mesures suivantes ont ainsi été prises :
Pour les usages domestiques, particuliers et collectivités :
- Interdiction de tout prélèvement dans les cours d’eau et dans leur nappe d’accompagnement, dans les nappes profondes et depuis des sources, à l’exception des prélèvements destinés à la consommation humaine ou à des opérations de secours, notamment la sécurité incendie, ainsi que les prélèvements nécessaires pour des raisons sanitaires.
- Interdiction de tout usage de l’eau, sauf pour la consommation humaine et animale, les opérations de secours et les raisons sanitaires.

Pour les usages agricoles : Interdiction de tout prélèvement et de toute irrigation, quelle que soit la ressource en eau sollicitée, exceptés les prélèvements pour l’abreuvement des animaux et les prélèvements depuis les stockages déconnectés des cours d’eau pendant toute la période d’étiage.

Carte - Gestion des pénuries d’eau

Les perspectives météo laissent malheureusement envisager une aggravation supplémentaire à venir de la situation sur tous les bassins. Le passage d’autres secteurs au niveau de crise est probable à assez court terme. La vigilance et les efforts de chacun sur ses propres usages de l’eau sont primordiaux dans la situation que nous connaissons actuellement.
C’est dans ce contexte difficile que la police de l’environnement a mené une opération de contrôle sur le terrain en présence de M. Thierry DEVIMEUX, préfet de l’Ardèche. Il s’agissait en particulier de vérifier que les interdictions d’arrosage étaient respectées sur le bassin versant de l’Ouvèze, classé en crise. Le préfet appelle au respect des règles qui ont été établies, contraignantes mais nécessaires car essentielles pour sauvegarder la capacité des réseaux à délivrer de l’eau potable à la population et pour limiter autant que possible les dégradations déjà observées pour les milieux aquatiques.
La police de l’environnement procédera régulièrement à de nouveaux contrôles. Les contrevenants feront l’objet de procès-verbaux pouvant conduire à une amende de 1 500 €.

CP - le préfet participe à un contrôle des retrictions d’usage de l’eau (format pdf - 550.9 ko - 20/07/2022)